Les principales difficultés alimentaires

Les recherches soulignent des problèmes métaboliques et nutritionnels des personnes autistes, ainsi qu’une fréquence importante de refus alimentaires et de comportements alimentaires atypiques et troublés.

glucides pour protéger

On fera donc ici un bref état des lieux dans un premier temps des troubles métaboliques fréquemment (ou non) rencontrés dans l’Autisme ; avant de traiter des comportements alimentaires problématiques et responsables pour partie d’une partie d’un métabolisme atypique.

Les troubles du métabolisme :

Les personnes autistes peuvent être plus fréquemment touchées par certains troubles métaboliques par rapport à la population générale.

Cela peut concerner :

Les troubles gastro-intestinaux :

  • Constipation et diarrhée : Les enfants autistes peuvent présenter des problèmes de constipation chronique ou de diarrhée fréquente. Ces problèmes peuvent être liés à une motilité intestinale altérée.
  • Reflux gastro-œsophagien (RGO) : Les symptômes de brûlures d’estomac et de régurgitation acide sont courants.
  • Syndrome du côlon irritable (SCI) : des symptômes de douleur abdominale et de ballonnements associés au SCI.
"Les troubles gastro-intestinaux (GI) sont parmi les affections les plus courantes qui sont comorbides avec les troubles du spectre autistique (TSA) 1,2,3. Malgré leur prévalence, ils sont souvent négligés. Les troubles gastro-intestinaux non traités chez les enfants atteints de TSA ont été associés à de nombreux problèmes dans cette population, notamment des troubles du sommeil, du comportement et de la psychiatrie."

Dyslipidémie :

Cholestérol élevé et triglycérides élevés : Les personnes autistes peuvent présenter des niveaux anormaux de lipides sanguins, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires. Cela peut être lié à une alimentation déséquilibrée et à un manque d’exercice.

"un risque plus élevé chez les participants autistes d’avoir un diabète (risque relatif (RR) = 1,57 ; IC95 % = [1,23 ;2,01], 20 études concernées), une dyslipidémie (RR = 1,69 ; IC95 % = [1,20 ;2,40] ; 7 études) ou encore une maladie cardiaque (RR = 1,46 ; IC95 % = [1,42 ;1,50] ; 3 études concernées)"

Des problèmes mitochondriaux :

Dysfonction mitochondriale : Certaines recherches suggèrent que les personnes autistes peuvent avoir des mitochondries moins efficaces, ce qui peut entraîner une fatigue chronique, une faiblesse musculaire et d’autres symptômes (« fatigabilité, des troubles gastro-intestinaux, des types inhabituels de régression neurodéveloppementale, des crises d’épilepsie et des retards moteurs »)

"les anomalies de la fonction mitochondriale pourraient affecter un nombre beaucoup plus élevé d'enfants atteints de TSA, peut-être jusqu'à 80 % d'entre eux"

Des problèmes de régulation du poids :

  • Obésité : un risque accru d’obésité en raison de facteurs tels que des habitudes alimentaires sélectives, une activité physique réduite et des médicaments psychotropes qui favorisent la prise de poids.
  • Sous-poids : À l’inverse, des difficultés à maintenir un poids sain en raison de problèmes alimentaires.

Plus rarement, des troubles métaboliques héréditaires :

  • Phénylcétonurie (PCU) : Bien que rare, cette maladie génétique peut être plus fréquemment diagnostiquée dans l’autisme. Elle entraîne une accumulation de phénylalanine dans le corps, ce qui peut causer des dommages cérébraux si elle n’est pas traitée.
  • D’autres troubles métaboliques rares : Des conditions comme les troubles du cycle de l’urée et les acidémies organiques peuvent également être plus fréquentes.

D'autres études sans consensus de la communauté scientifiques :

  • Phénylcétonurie (PCU) : Bien que rare, cette maladie génétique peut être plus fréquemment diagnostiquée dans l’autisme. Elle entraîne une accumulation de phénylalanine dans le corps, ce qui peut causer des dommages cérébraux si elle n’est pas traitée.
  • D’autres troubles métaboliques rares : Des conditions comme les troubles du cycle de l’urée et les acidémies organiques peuvent également être plus fréquentes.
  • Dysrégulation de l’insuline et diabète (de type 1 et 2 / résistance à l’insuline)
  • Troubles thyroïdiens (hyperthyroïdie et hypothyroïdie)
recherches publications scientifiques autisme

Les comportements alimentaires problématiques :

C’est un sujet de recherche intensif, abordé dans de nombreuses publications scientifiques, qui mettent en lumière la prévalence élevée de sélectivité alimentaire, d’aversions sensorielles et de rituels alimentaires stricts chez les individus autistes. 

Les recherches montrent que ces comportements peuvent entraîner des carences nutritionnelles et des déséquilibres alimentaires, ayant des conséquences désastreuses sur la santé et le développement global ; faisant des interventions spécialisées aptes à répondre aux besoins spécifiques, un des grands axes d’une prise en charge complète et efficace.

La sélectivité alimentaire :

La sélectivité alimentaire est un comportement où l’individu limite son alimentation à un nombre très restreint d’aliments. Cette préférence peut être basée sur des caractéristiques sensorielles telles que la texture, la couleur, le goût ou la température des aliments. Les personnes autistes peuvent rejeter des groupes alimentaires entiers, ce qui peut entraîner des régimes déséquilibrés et des carences nutritionnelles.

Ce comportement ne doit pas être sous-estimé mais traité de manière sérieuse par les professionnels les plus adaptés.

Aversion sensorielle :

Les aversions sensorielles sont des réactions négatives intenses à certaines sensations alimentaires. Ces aversions peuvent inclure des répulsions envers des textures spécifiques (comme les aliments croquants ou visqueux), des odeurs fortes, ou des saveurs particulières. Ces réactions peuvent provoquer des refus alimentaires ou des comportements d’évitement marqués.

Les rituels alimentaires :

Les rituels alimentaires sont des comportements rigides et répétitifs liés à l’alimentation. Ils peuvent inclure la nécessité de manger des aliments dans un certain ordre, d’utiliser des ustensiles spécifiques, ou de disposer les aliments d’une manière particulière sur l’assiette. Toute perturbation de ces rituels peut entraîner une détresse significative et un refus de manger.

La préférence pour les aliments transformés :

On relève une forte préférence pour les aliments hautement transformés ou les snacks, souvent en raison de leur goût prononcé et de leur texture uniforme. Cela peut conduire à une consommation excessive de calories vides et à un apport insuffisant en nutriments essentiels.

Hyperphagie ou hypophagie :

L’hyperphagie est une consommation excessive de nourriture, souvent sans sensation de satiété, tandis que l’hypophagie est une consommation insuffisante de nourriture. Ces comportements peuvent être liés à des régulations anormales de la faim et de la satiété, entraînant des problèmes de poids et des déséquilibres nutritionnels.

Problèmes de mastication et de déglutition :

Les difficultés à mastiquer et à avaler les aliments correctement peuvent limiter les types d’aliments possiblement consommés. Ces difficultés peuvent être liées à des anomalies motrices orales ou à des aversions sensorielles.

Pica :

Le pica est le comportement de manger des substances non alimentaires, telles que la terre, le papier, ou les cheveux. Ce comportement peut être dangereux et entraîner des complications médicales, y compris des intoxications et des obstructions intestinales.

Les troubles des conduites alimentaires (TCA) cités précédemment sont issus de multiples facteurs : génétiques, biologiques, psychologiques, avec une influence significative des facteurs environnementaux. Chaque cas de TCA est donc unique.
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) suggèrent une approche de prise en charge globale, interdisciplinaire et individualisée.

Le constat des déficits en vitamines et minéraux :

Qu’ils soient génétiquement provoqués, ou la conséquence d’une alimentation défaillante ; force est de constater que les déficits en vitamines et minéraux, en particulier en acides gras oméga-3, en vitamine D et en zinc, sont fréquents dans l’Autisme (significativement plus que dans la population dite « neurotypique ») et provoquent une cascade de symptômes problématiques (troubles du comportement, communicatifs, sociaux…).

La recherche a montré que les facteurs nutritionnels peuvent jouer un rôle important dans le développement et le bien-être des personnes atteintes d’autisme.

vitamines

Il conviendra donc logiquement d’apporter une attention toute particulière à la nécessité de voir les besoins journaliers couverts (et ce sur une période relativement longue et régulière pour en observer les effets positifs).

Pour ce faire, l’utilisation de compléments alimentaires ciblés et au protocole mis en place par un spécialiste de la nutrition est une option plus qu’intéressante et aux bénéfices non négligeables !

oméga-3

Pour plus de détails concernant la littérature scientifique à ce sujet, nous vous renvoyons à la section dédiée

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